Son
Traité médico-philosophique de l'aliénation
fut le point de départ de tous les travaux accomplis
par la suite dans ce domaine.
En
1795, il fut nommé médecin en chef de la Salpétrière.
Il
y ouvrit un cours de médecine clinique. Avec ses livres
La Nosographie philosophique (1798), traduit en plusieurs
langues, puis La médecine clinique (1802), sa
renommée fut immense. Il y élaborait une classification
des maladies mentales.
Il
fut admis à l'Académie des sciences en 1803.
Nommé
professeur de physique médicale et d'hygiène et
ensuite professeur de pathologie interne à l'Ecole de
médecine de Paris, il y développa les doctrines
de la Nosographie. Il faisait salles combles malgrès
ses grandes difficultés d'élocution et sa timidité.
Cependant,
à partir de 1816, il vit son déclin venir et ne
se défendit pas face à de brillants réformateurs
comme Broussais.
Philippe Pinel était considéré
comme un humaniste, humble et généreux. Il est
mort sans fortune mais est resté dans les mémoires
comme le père de la psychiatrie moderne.